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J'ai comme une envie de la réécrire...






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# Posté le dimanche 14 juin 2009 12:42

L e P é c h é D e L a N u i t

L e P é c h é D e L a N u i t



Bienvenue sur Nachtsünde

Fiction. Tokio Hotel. Tom Kaulitz. Surnaturel.

Couleurs & Personnages :

Elyah ___________ Peter _____________ Alaïs _____________ M. Cernon ____________ Marlène
Tom ____________ Bill _______________ Gustav ___________ Georg ________________ David Jost

Pour ce qui est de l'italique bleu, noir etc, vous comprendrez ce que c'est au fil de la lecture . Et les autres couleurs, ce sont des personnages plus aléatoires.

Annuaires :

Si vous voulez me noter ou simplement laisser un avis sur mon travail, faîtes trou-trou (ou plouf-plouf), choisissez un lien ci-dessous et laissez libre cours à vos impressions, je ne vous en serais que reconnaissante.



Prévention des Chapitres :
Pour être prévenue, il suffit de laisser un commentaire sur le dernier chapitre posté


Merci à Lucky & Juju de m'avoir suivie ici.


Que la lecture vous soit bonne !

# Posté le samedi 30 août 2008 16:21

Modifié le dimanche 14 juin 2009 12:08

I n c i p i t

I n c i p i t


La foudre des Dieux



________ Le temps est capricieux ce soir. Les nuages se meuvent et se dérangent les uns les autres sous le souffle du vent. Tout est sombre. Le ciel a des airs de fin du monde. Il a revêtu son manteau apocalyptique et n'a jamais semblé aussi bien le porter. On peut apercevoir au loin qu'il pleut. Un épais rideau de pluie tombe sur la ville. Le ciel ne fait que se distordre, les cumulus ne cessent de bouger, de disparaitre entre eux, semblant se gonfler et se dégonfler. Une danse mouvante enivrante. Les arbres prennent l'allure de sorciers en battant leurs branches de gauche à droite tandis que les feuilles font vibrer leurs peaux les unes contre les autres, le vent les soulevant parfois, arrachant un doux son dans l'air. La nuit tombe, tout est noir. Il n'y a que la lune qui semble encore vivre ses dernières heures. Une goutte s'échoue sur Terre. Levons les yeux au ciel. Les nuages vont se mettre à pleurer. La toile noire qui est suspendue au dessus de nos têtes va déchainer les habitants les plus colériques des cieux. Les gouttes de pluie se font de plus en plus présentes pour enfin laisser place à une averse digne de son nom. Le bruit sourd de l'eau tombant sur le toit de la maison résonne dans toute cette dernière. La pluie claque sur le sol, se noyant dans ses propres flaques. Les gouttes rebondissent vivement parterre pour finalement s'éclater en morceaux avant de revenir mourir sur le macadam. Un éclair déchire le ciel, apeurant certains de sa spontanéité majestueuse et de sa lumière éclatante. Un grondement sourd retentit du fin fond des entrailles du firmament. Les feux du ciel sont enfin allumés. L'électricité dans l'air est palpable. Les éclairs dansent et se séparent en de surprenant faisceaux lumineux zigzagant dans le ciel, prenant des formes que même l'être humain n'est pas capable d'imaginer. Des formes à la fois si pures et à la fois si brutes. Une beauté à vous couper le souffle. La foudre qui s'abat ce soir sur Terre est bénie des Dieux, sa magnificence est exemplaire et singulière. Un orage qui réveille tout corps transit par l'ennui.

________ Elyah quitte enfin sa fenêtre après sa contemplation accrue. Elle ne se sent bien que lorsque le ciel ressemble à son esprit.

Torturé. Dissipé. Indomptable. Joueur.

________ Elle part de sa chambre, descend les quelques marches qui la sépare du rez-de-chaussée et enfile ses bottes à talons. Elle réajuste sa jupe en se regardant dans le miroir de l'entrée puis son chemisier rouge en soie. Elle tend sa main vers le porte-manteau et passe cette dernière à travers la manche de son duffle-coat, puis l'autre, fermant délicatement chaque bouton et faisant sortir ses longs cheveux du col, laissant flotter ces derniers dans l'air avant qu'ils ne retombent entre ses omoplates. Elle prend son sac et le met autour de son bras, l'amenant jusqu'à son épaule et attrape ensuite furtivement les clés qui trainent sur le meuble et ouvre la lourde porte. Le vent s'engouffre sans gêne dans la maison et caresse son visage de poupée de porcelaine. Ses yeux bleus reflètent les mouvements du ciel. Elle ferme la porte et met ses mains dans ses poches, s'arrête devant les quelques marches, encore à l'abri de la pluie grâce à l'avant-toit, puis se murmure à elle-même, tout en appréciant le spectacle orageux.

_ Il est l'heure.

________ La jeune femme s'avance, descendant les marches à pas de chat, sous la pluie battante, mettant soigneusement sa capuche. Elle s'introduit dans son automobile, ferme la porte et met le contact. La voiture poussiéreuse déambule sur le chemin caillouteux et s'enfonce dans la pénombre de la nuit.

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# Posté le samedi 30 août 2008 19:11

Modifié le dimanche 14 juin 2009 12:10

U n u s

U n u s


La patience est une vertu



________ Il faut à peu près dix minutes à Elyah pour rejoindre la ville. Sa maison est placée sur une petite colline. C'est une bâtisse léguée par ses parents. Ils ne sont pas morts, non. Ils sont juste, ailleurs. Sa mère est médecin du monde et son vrai père, elle ne l'a pas connu. Elle aurait pu partir avec sa mère, les destinations étaient alléchantes et le but, gratifiant pour toute personne voulant l'atteindre. Mais Elyah a préféré rester ici, dans cette grande maison qu'est devenue la sienne. Elle l'aime sa colline, elle l'aime sa vue imprenable sur la ville. Et elle l'aime cette ville. Cette ville qui regorge de tant secrets, de tant de mystère. Elyah aime se balader dans les rues, elle aime admirer tout ce qui les compose, des passants au simple lampadaire. Elle aime s'asseoir sur un banc, dans un parc, à l'heure du déjeuner et écouter les conversations des autres, elle aime être surprise d'apprendre la perversité de certains et aime garder chaque millimètre de leur visage dans sa mémoire. Elle est curieuse Elyah. La ville est un terrain de jeu dont elle ne se lassera guère.


________ La musique bourdonne en sourdine dans la voiture, les vitres s'embuent et le flou de la buée recouvre bientôt toutes les surfaces transparentes de l'habitacle. Les essuie-glaces battent la cadence, un rythme effréné qui traduit la violence de la pluie. Elyah se dispute, une énième fois avec son chauffage, qui ne daigne pas fonctionner.

_ Saleté de chauffage ! Tu veux ma mort ?

________ Elle tape de son petit poing une bouche d'aération, croyant sûrement la faire cracher cette sainte chaleur tant voulue. La voilà bientôt sortie des routes zigzagantes pour enfin retrouver la longue ligne droite qui la mènera à la ville. Les lampadaires apparaissent enfin et forment une haie d'honneur. Elyah sourit et appuie un peu plus sur l'accélérateur, laissant s'échapper de sa voiture une légère fumée noire. Les lumières multicolores de la cité dansent sur ses joues claires. Elle se stoppe à un feu rouge, ne laissant entendre que le ronronnement exagéré du moteur. Elle s'accoude à la fenêtre et prend son air nonchalant, qui lui va si bien, devant la longueur du feu tricolore. Son autre main quitte le levier de vitesse pour s'engouffrer dans le vide poche duquel elle sort un paquet de chewing-gum. Ils sont à la fraise, ses préférés. Elle en sort un, défait soigneusement le papier et le met dans sa bouche. Elle se prend à fermer les yeux et à apprécier ce goût si doux et sucré quand un klaxon la sort de sa gourmandise. Le feu est passé au vert. Elyah lui lance un regard assassin et embraye afin de démarrer.


________ Arrivée devant un gigantesque hôtel, elle prend la direction du garage. Elle sort, prudemment, un badge de son sac et le pince entre ses lèvres, une main pour passer les vitesses et tenir le volant, l'autre descendant lentement la vitre. Elle grommelle face à la lenteur du mécanisme et stoppe sa voiture devant une barrière afin de passer son badge devant une machine qui se tient sur le côté. Cette dernière lâche un « bip » discret puis fait monter la barrière. Elyah s'introduit donc dans le garage et part placer sa voiture à son emplacement habituel, si celui-ci n'est pas déjà pris.

________ Elle fait grincer la lourde porte de son véhicule et s'extirpe de ce dernier avant de réajuster ses bottes et referme la portière d'un coup de main négligé et las après avoir pris son sac. Elle introduit la clé dans la serrure et attend d'entendre le petit bruit qui lui indiquera que la voiture est verrouillée pour prendre ensuite le chemin de l'ascenseur et s'engouffrer dans ce dernier. Le « ding » habituel la sort de son ennui et la voilà qui rentre dans un hôtel majestueux où tout n'est que luxe et ostentation. Le marbre reflète ceux qui le foulent, les lustres au plafond font parfois entendre une petite mélodie. Tout ici brille. Il y a des plantes vertes de chaque côté des ascenseurs, l'escalier principal est splendide. Elyah s'avance jusqu'à la réception, tout en saluant d'un hochement de tête les deux grooms de l'entrée et passe derrière la demi porte pivotante.

_ Bonsoir Elyah.
_ Salut Marlène, ça va ?
_ Comme quelqu'un qui débauche et toi ?
_ Comme une soirée d'orage.

________ Elle pousse une porte qui se trouve derrière le comptoir et s'immisce dans la petite pièce où elle dépose son sac et son manteau, qu'elle enlève soigneusement. Tout en regardant son reflet dans la glace, elle remet en place sa chevelure et redessine ses lèvres avec un soupçon de gloss puis ressort de la pièce pour se placer derrière le comptoir.

_ Alaïs est encore en retard si je ne m'abuse, dit-elle en regardant sa montre.
_ Et oui Elyah, on ne change pas les gens comme ça ! Aller, j'y vais ! Bonne nuit.
_ Bonne nuit Marlène, à demain.

________ Elle quitte la réception, puis l'hôtel. Cinq minutes passent et Alaïs montre enfin le bout de son nez, parsemé de petites tâches de rousseur. Elle s'installe aux côtés d'Elyah, qui entre temps, avait pris un bouquin pour égayer son début de nuit.

_ Quel orage !
_ Magnifique n'est-ce pas ?
_ Effrayant oui !

________ Elyah sourit à la dernière remarque de sa collègue et continue sa lecture. Une femme de ménage vient passer l'auto-laveuse dans le hall, laissant pendant quelques minutes une présence, un bruit, une action dans le silence de la nuit. De cette nuit agitée, à l'extérieur.


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# Posté le samedi 30 août 2008 20:26

Modifié le dimanche 14 juin 2009 12:11

D u o

D u o


La fidélité n'est pas plus naturelle à l'homme que la cage au tigre.
George Bernard Shaw





________ Alaïs s'endort sur sa chaise pendant qu'Elyah bouquine tranquillement dans son coin. Il n'y a personne ce soir. En même temps, qui peut se payer une nuit d'hôtel à 500 ¤ ? Pas grand monde excepté les aristocrates, les politiques, les hommes d'affaires & les diplomates, les « people », les célébrités, les riches en somme. Elyah entame sa troisième nuit cette semaine, elle en fait rarement d'ailleurs, pourtant Dieu sait qu'elle adore l'atmosphère apaisante de la nuit, cette tranquillité déconcertante. La musique d'opéra résonne doucement dans le hall, laissant de temps à autres s'exprimer les barytons et autres sopranos. Il est maintenant minuit à la grande horloge du hall. Les douze coups se font timidement entendre et Elyah part dans le vestiaire pour, comme à son habitude, grignoter sa barre chocolatée. Elle ferme la porte derrière elle et s'assoie près de son sac. Le dernier coup de minuit retentit et des vibrations émanent du sol. Elyah pose ses mains de chaque côté de ses cuisses et se cramponne au banc. Le corps frêle de la jeune femme se met à tituber gentiment, elle ferme les yeux, se laissant entrainer dans ce tremblement. La lumière au plafond éclaire la petite pièce avec difficulté si bien qu'elle s'éteint parfois et se rallume aussitôt. Elyah est toujours dans sa transe, tout son corps est animé d'un étrange mouvement. Les portes des casiers des vestiaires baillent doucement sous les ondes qu'envoie le sol. Elle se relâche soudainement en un souffle, essuie son cou transpirant, la lumière reprend enfin vie et Elyah se décide à croquer dans sa barre. Elle sort enfin du vestiaire, Alaïs somnole toujours, Elyah reprend son bouquin. Une heure passe, le téléphone retentit.

_ Oui ? ... Bien sûr Monsieur, je monte de suite. Elle raccroche. Ah ! Ce client ! Il est là depuis deux jours et hier déjà il m'a fait le coup, à une heure aussi !
_ Qu'est-ce qu'il veut ?
_ Il veut que je vienne vérifier s'il n'y a personne dans sa chambre...
_ Ah.
_ Oui, ah comme tu dis. J'y vais.
_ A toute à l'heure.
_ Tache de ne pas te rendormir s'il te plait.
_ Je vais essayer !

________ Elle se dirige vers l'ascenseur et appelle ce dernier qui arrive rapidement. Elle entre dans la cage et appuie sur le numéro 14. Les portes se referment et la machine se met en marche. Elle arrive à destination et parcourt le long couloir qui la mène vers la chambre recherchée. Elle toque trois coups contre la paroi boisée et attend patiemment, les mains dans son dos, pivotant son pied droit sur son talon. La porte s'ouvre enfin et laisse apparaitre un homme à la chevelure grisonnante sur les tempes.

_ Bonsoir Monsieur Wilson.

________ La jeune femme s'introduit alors dans la suite. Quelques phrases échangées et Elyah commence son inspection. Elle commence par la salle de bain. Elle allume l'interrupteur et inspecte la cabine de douche ainsi que le mini jacuzzi. Elle sort et éteint la lumière pour ensuite se diriger vers le coin salon. Elle inspecte fauteuils et meubles. Elle se dirige enfin vers le somptueux lit. Elle se met à genou et penche sa tête pour voir sous le lit pendant que le fameux Monsieur Wilson penche la tête pour mieux admirer le postérieur de la réceptionniste. Elyah soulève la couette et aperçoit un sous-vêtement féminin.

_ Oh, votre femme est avec vous Monsieur ?

________ Elyah se relève, le sourire aux lèvres alors que les joues de l'homme s'empourprent légèrement.

_ Non, ma femme est en voyage de courtoisie.
_ Ah, très bien, très bien.
_ Pourquoi cette question ?
_ Oh, simple curiosité ! C'est une femme tellement gentille, j'ai beaucoup de sympathie à son égard.
_ Je lui dirais, elle en sera sûrement ravie.
_ Bien, il n'y a rien dans votre chambre Monsieur.
_ D'accord, je vous remercie. Et je suis désolé du dérangement mais j'ai cru qu'il y avait quelqu'un.
_ Ce n'est rien, je suis à votre service. Sachez tout de même que l'hôtel est surveillé, n'ayez aucune crainte. Peut-être était-ce le vent, je vois que votre fenêtre est légèrement ouverte.
_ Vous avez sûrement raison Mademoiselle.
_ Bonne nuit Monsieur Wilson.

________ Elyah quitte la pièce et reprend le chemin inverse pour arriver à la réception, trouvant une Alaïs occupée à faire la discussion à un des deux grooms qui faisait sa pause.

_ Alors Elyah, y avait quelque chose ?
_ A part un string sous son lit ? Non.
_ Quoi ? Un string ? Mais sa femme n'est pas là.
_ Exact. Y en a comme ça.

________ Elle reprend son bouquin et se réinstalle sur sa chaise après avoir pris un verre depuis la fontaine d'eau. Alaïs se met à faire des mots croisés. Le reste de la nuit se passe sans encombre. A six heures pétantes, les deux collègues quittent leur lieu de travail, le sourire aux lèvres, les yeux fatigués. Le soleil va bientôt se lever, le jour apparait lentement au fur et à mesure que la voiture d'Elyah avale la route qui la sépare de la maison. Elle se gare dans sa petite cour, descend de l'auto et monte les marches en direction de la porte d'entrée. Après avoir ouvert cette dernière et s'être réfugiée à l'intérieur, elle ferme à clé et jette son sac au pied du meuble sur lequel elle pose ses clés de voiture. Elle défait ses bottes et son manteau et monte dans sa chambre. Au fil de sa montée, elle quitte jupe et chemisier. La porte de sa chambre s'ouvre timidement et la jeune femme part s'allonger dans ses draps. Les volets sont en tuile. Alors que le sommeil venait la cueillir, Elyah semble comme tirée par une force surnaturelle. Elle se cambre et titube légèrement. Un souffle parcourt la pièce, les rideaux volent semblant faire une ola, les draps se soulèvent timidement et le corps d'Elyah s'affale enfin dans le lit. Elle se retourne sur le côté et s'endort.


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Don't worry, les chapitres vont s'allonger...
Oubliez pas la longueur de ceux de Sin Cherry ;)

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 12:17

Modifié le dimanche 14 juin 2009 12:14